AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  GalerieGalerie  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 L'odeur du vieux papier

Aller en bas 
AuteurMessage
Edmund Fleet
»Fondateur.
»Septième année à Serdaigle.
avatar

Masculin Age : 18 ans
Nombre de messages : 231
Photo d'identité :
Quelque-chose à dire ? : » Il me semble parfois que Dieu, en créant l'homme, ait quelque peu surestimé ses capacités.

» Un gentleman est un monsieur qui sait jouer de la cornemuse, mais qui s'en abstient.

Date d'inscription : 21/01/2008

Carte de Sorcier
Relationship:
Statut Magique: Intermédiaire (4ième à 7ième année)
Baguette: 36 cm, bois de vigne, contant un ventricule de cœur de dragon

MessageSujet: L'odeur du vieux papier   Mar 18 Aoû - 9:44

    ___La lumière était bleue, alors qu’elle passait à l’intérieur des rideaux du baldaquin. Par endroits quelques taches de bronze dans le tissu du rideau se reflétaient en de petites taches jaunâtres qui disparaissaient en se posant sur la peau du garçon amorphe étendu dans son lit. Il ne dormait pas, quoi qu’il aurait pu – son statut, nouvellement acquis, de septième année lui conférait le droit de dormir encore quelques heures avant de se rendre à son cours de métamorphose – mais il était bien trop fasciné par la façon dont la lumière s’étalait sur son épiderme pour se replonger de sitôt dans le sommeil. Étant très pâle de nature, sa complexion n’avait pas le don de repousser la lumière pour lui imposer sa propre couleur, c’était comme une toile vide se laissant intentionnellement colorer par la lumière. Sa peau lui donnait alors l’image de celle des êtres de l’eau qui – disait-on – vivaient dans le lac de cette école. Une mèche de ses cheveux lui tombait devant les yeux et brouillait un peu sa vue, sa couleur vermeille contrastant avec le bleu ambiant.
    ___Il entendit le bruit d’un rideau que l’on bouge sans pour autant l’ouvrir et la lumière bougea un peu contre sa peau. À ses côtés, il sentit le poids d’une créature qui arrivait à se mouvoir sans faire le moindre bruit. À côté de lui et puis sur lui, les quatre pattes de la bête s’enfonçant dans son dos, lui piétinant la colonne sans la moindre considération.

    ___– Mmmh… Chat… Fit-il d’une voix rauque tout en tentant de faire chavirer l’animal, de s’en débarrasser, balançant son poids sur le côté. Ce n’eut malheureusement pas de résultat très concluant puisque le chat décida bien vite de lui lécher l’oreille en ronronnant avec toute la puissance d’un moteur d’avion. Edmund aurait dû s’habituer à tout ce manège. À chaque matin depuis bientôt deux ans, cela lui tenait lieu de réveil, mais la routine matinale de son animal de compagnie avait plutôt tendance à lui courir sur le haricot qu’autre chose.

    ___MRRRRONW !

    ___Comprendre ; « Raboule les coquettes, l’humain, j’ai la dalle. »
    ___Edmund avait comprit. Il avait aussi comprit que s’il ne se levait pas dans les cinq minutes qui suivaient, le chat – que toute la population du dortoir avait commencé à appeler « la bête du bon Dieu », allez savoir pourquoi – allait commencer à le mordre et à lui donner des coups de pattes.
    ___– D’accord, d’accord, j’me lève… sale bête… Ronchonna-t-il en se traînant hors de son lit.

    ___Il y avait des jours, comme celui-ci entre autres, ou Edmund aurait été très content que les elfes prennent en charge les animaux des habitants du château, mais malheureusement, il devait encore nourrir son chat lui-même. Nonchalamment, il lui servit une poignée de croquettes que la bête du bon Dieu engloutit sans même prendre la peine de les mâcher, produisant de charmants sons de mastication, ronronnements ainsi que le bruit caractéristique d’une croquette qui passe dans la gorge d’un chat sans avoir été mâchée au préalable.


    ___Que pouvait-il faire, maintenant ?
    ___Il lui restait deux heures à occuper avant de se rendre à son cours de métamorphose et n’avait pas vraiment envie de rejoindre Sid et June si tôt dans la journée. Ne vous méprenez pas, il avait la plus grande affection pour ses deux amis. June et son caractère de cochon, Sid et ses excentricités, il avait apprit à les aimer tous les deux pour leurs défauts autant que pour leurs qualités… mais pas dès le matin. Quelle option lui restait-il ? Il pouvait toujours aller voir sa troisième meilleure amie. À savoir, la bibliothèque.
    ___Depuis sa toute première année, la bibliothèque avait été un lieu de refuge pour Edmund – enfin, sauf pendant sa quatrième année ou son lieu de refuge de prédilection était devenu les toilettes des filles du deuxième étage, mais il préférait ne pas en parler. Il avait toujours aimé les livres et l’odeur de vieux papier qu’ils dégageaient. Voilà pourquoi il avait une sainte horreur des livres neufs, il n’y avait pas l’odeur et sans l’odeur, le sentiment n’était plus le même. Ce n’était plus aussi authentique et il lui devenait difficile de se concentrer sur le contenu de son ouvrage. Ne lui demandez pas pourquoi, c’était comme ça, c’est tout.
    ___Et dans la bibliothèque de Poudlard, pas un seul livre ne sentait le neuf. Pas même les livres neufs. Ils avaient tous cette odeur de vieux grimoire abandonné au fond d’une malle depuis des générations et des générations. Il ne s’ennuyait jamais, là-bas, les livres recouvraient les murs sur plusieurs étages s’étendant jusqu’au plafond aux moulures de bois compliquées, classés par catégories, par auteur, par collection, si bien qu’il était pratiquement impossible de ne pas trouver ce que l’on était venu y chercher.

    ___Maintenant, vous pourrez comprendre l’utilité de mes incessants monologues. Le temps que je vous raconte ceci, Edmund, lui, s’est habillé, coiffé et a même réussi à trouver une paire de chaussettes propres à se mettre avant de se diriger vers la bibliothèque. Ce qui était très incommode avec la bibliothèque, c’était que l’escalier en colimaçon qui permettait de descendre de la tour de Serdaigle n’avait pas de sortie, débouchant au quatrième étage, qui permettait de se rendre à la bibliothèque. Il devait donc se rendre au premier étage, traverser quelques couloirs afin de changer d’escalier, redescendre au rez-de-chaussée ce qui lui permettrait de traverser vers la partie sud du château. À partir de là, il pourrait remonter en gravissant l’escalier de l’aile ouest.
    ___Voilà comment Serdaigles et autres petits rats de bibliothèque se tenaient en forme. Pantelant, essoufflé et avec quelques gouttes de sueur perlant sur son front, il atteint finalement le quatrième étage ou l’attendait la bibliothèque, dissimulée derrière une porte et placée bien hors d’atteinte derrière un long couloir peuplé de tableaux particulièrement malpolis. L’un d’entre-deux, d’ailleurs ne manqua pas de faire remarquer à Edmund l’état pitoyable dans lequel il se trouvait. Ce à quoi il répondit d’un grossier geste de la main. Non pas qu’il était facilement enclin à la vulgarité, mais l’effort physique avait cet effet sur lui. Plus il était fatigué et plus ses nerfs étaient à vif. Alors, il perdait les dernières onces de distinction qui subsistaient à l’intérieur de lui.

    ___Dans presque chaque recoin de la bibliothèque, des petits jeunots parlaient fort, mangeaient, certains même couraient et se jetaient des livres et la pauvre Madame Pince – si bien que « pauvre Madame Pince » puisse être une expression – s’acharnait à les réprimander un par un avec toute la douceur dont elle était capable. C’était une habitude qu’avait les premières années à chaque début du mois de septembre : tester la sévérité de Madame Pince. Généralement, par contre, ils apprenaient vite leur leçon et les choses revenaient à la normale vers le milieu du mois.

    ___Il était encore trop tôt dans l’année pour avoir des devoirs à faire et ainsi Edmund pourrait profiter de cette matinée pour retrouver ce lieu qu’il chérissait tant. Abandonnant imprudemment son sac sur l’une des tables, il commença à parcourir les rangées à la recherche d’un ouvrage qui pourrait capturer son attention. Passant devant chacun, lisant les titres avec attention à la façon dont un chat guetterait une souris il avançait lentement, à pas feutrés, prenant bien soin de ne choisir que le ou les meilleurs, s’il avait assez de chance.

_________________

«
There are only two kinds of people who are
really fascinating: people who know absolutely
everything, and people who know
absolutely nothing.
»
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fizwizbiz.keuf.net/fiches-valides-f106/edmund-fleet-t59.htm
 
L'odeur du vieux papier
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» LUCKY LUKE
» LE PRESIDENT EST TROP VIEUX ,TROP MALADE TROP COQUIN POUR L''EXIL ET LA RETRAITE
» Elections:INITE et L'odeur des dollars de Petrocaribe
» URGENT! TJS PERSONNE PR 7 beaux vieux minous suite décès, 67
» FIDJI canichou abricot 17 ans abandonné car trop vieux (76)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ab Absurdo :: Poudlard :: Quatrième Étage :: Bibliothèque-
Sauter vers: