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 Edmund Fleet

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Edmund Fleet
»Fondateur.
»Septième année à Serdaigle.
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Masculin Age : 18 ans
Nombre de messages : 231
Photo d'identité :
Quelque-chose à dire ? : » Il me semble parfois que Dieu, en créant l'homme, ait quelque peu surestimé ses capacités.

» Un gentleman est un monsieur qui sait jouer de la cornemuse, mais qui s'en abstient.

Date d'inscription : 21/01/2008

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Statut Magique: Intermédiaire (4ième à 7ième année)
Baguette: 36 cm, bois de vigne, contant un ventricule de cœur de dragon

MessageSujet: Edmund Fleet   Dim 14 Juin - 17:04



Edmund Benjamin Fleet


[Prologue]
«
Please allow me to introduce myself
I’m a man of wealth and taste
I’ve been around for a long, long year
Stole many a man’s soul and faith
»


NOM : Edmund Benjamin Fleet
SURNOM : Ed
ÂGE : 18 ans
ANNÉE : Septième année
DATE DE NAISSANCE : 19 Septembre 1959
LIEU DE NAISSANCE : Cardiff, Pays de Galles
RÉSIDENCE ACTUELLE : Forden, aussi écrit Ffortun, un petit village très brumeux du pays de Galles.
ASCENDANCE : Sang mêlé.
ORIENTATION SEXUELLE : » Je suis longtemps sorti avec des filles, dans le passé, avant que ne vienne la révélation. Enfin, je parle de révélation, mais ce n’est pas vraiment le cas non plus, d’une certaine manière, je l’ai toujours su, mais je gardais ça caché au fond de moi.
___» Je ne peux pas dire, cependant que je ne les ai pas aimées, j’aimais Wanda, j’aimais Alicia et j’ai aimé les quelques autres filles avec qui je suis sorti, mais je les aimais avec ma tête. Je les aimais de façon consciente, je ne me perdais pas dans mon amour pour elles, mais je les aimais.
___» Avec un homme, c’est différent. Ou du moins, ça l’était avec Sam, pour le reste, j'aurais moi-même du mal à le dire. À chaque instant, mon esprit avait du temps libre pour penser à lui, j’avais constamment l’impression de ne pas le voir suffisamment, bien qu’on se voyait tous les jours et je brûlais pour un peu de contact physique. Je ne croyais pas qu’il était réel, quelque chose d’aussi beau ne peut pas être vrai et il était si beau que c’était comme regarder les étoiles. Une seconde pouvait durer une éternité, jamais je ne me lassais de sa présence.


[Premier Chapitre]
«
And I was ’round when Jesus Christ
Had his moment of doubt and pain
Made damn sure that Pilate
Washed his hands and sealed his fate
»


PHYSIQUE : RESTAURANT & HOTEL MANOR PARK COUNTRY, CARDIFF – AOUT 1975
___Mia s’ennuyait à mourir. On lui avait dit pourtant : « Tu vas voir, tu es demoiselle d’honneur, les mecs feront la queue pour t’avoir. » Eh ben non. Au lieu de cela, elle restait seule dans son coin avec son verre de champagne – plutôt immonde d’ailleurs.
___Il y avait bien un type qui l’intéressait. Mais il ne lui avait pas lancé un seul regard de toute la soirée.

___Il n’était pas particulièrement beau, pas particulièrement moche non plus, mais quand même pas spécialement magnifique. Il était toutefois indéniablement charismatique. C’était ce garçon, le grand roux qui parlait en langage des signes avec quelqu’un qui devait surement être son frère ou son cousin – quelque chose comme ça.
___Mia aimait les hommes grands, elle était bien tombée. Non seulement celui-ci l’était mais il se tenait aussi très droit, les épaules bien en arrière. Il semblait avoir une structure osseuse assez intéressante. Ses mains étaient longues et fines, ses jointures ressortaient aux mouvements qu’il faisait dans son dialecte. Il n’avait pas de bosse sur le nez. D’ailleurs, le reste de son visage semblait également être aussi lisse qu’une statue de marbre.
___Elle aimait aussi les roux, ce qui était également assez avantageux. Ses cheveux à lui bouclaient légèrement et lui tombaient dans le haut de la nuque. Étrangement, il n’avait pas de taches de rousseur, il avait la peau pâle et légèrement rosée, mais pas la moindre petite tache ne venait la parsemer.
___Il avait les yeux très clairs. Très bleus – bien que le bleu ne soit pas réellement quelque chose de quantitatif, se dit-elle. Elle avait déjà vu ce regard quelque part, mais où ? Ah oui ! Cet homme effrayant qui avait décidé de camper à côté du buffet. Son père sûrement – quoiqu’il fût peut-être un peu jeune. C’était aussi le regard de… Libby, l’autre demoiselle d’honneur !

___– Libbs ? Libby, je peux te poser une question ?

___La concernée s’arracha à la contemplation d’un verre en faux Crystal.

___– Hmm ?
___– Le grand roux à côté de la porte, tu le connais ?
___– Qui ? Ed ? Oui, c’est mon cousin.
___– Ah bon ? Fit Mia, intéressée.
___– Très sympa. Un peu spécial, en son genre.
___– Intéressant.
___– Gay comme un phoque.

___Mia ne prit même pas la peine de répondre.

___– Je te ressers en champagne ? Demanda Libby.
___– S’il te plait.

STYLE VESTIMENTAIRE :Décidément, se disait Alice, les gens à Camden Town se ressemblaient tous. Enfin, ils ne se ressemblaient pas réellement, songea-t-elle, mais ils faisaient tout pour. Ils allaient aux mêmes disquaires, fumaient la même herbe, traînaient aux mêmes cafés, mais surtout, ils s’habillaient dans les mêmes magasins.
___Son regard s’attarda sur un couple qui buvait une bière à une terrasse – ou peut-être étaient-ils frère et sœur ; ils avaient le même regard. Oui, ces deux-là, par exemple, étaient typiquement Camden Town.
___La fille avait de longs cheveux fillasses, un chapeau melon et une chemise d’homme, mais elle était presque fade, comparée au jeune homme qui l’accompagnait.

___Il était grand, roux et avait la coupe de cheveux typique du rockeur anglais ; lisses placés sur le côté et l’air presque propre – quoi qu’on redoutait tout de même que quelques bestioles aient fait leur nid dedans.
___Il portait un veston bleu marine si ajusté que l’on eut cru qu’il s’agisse du modèle féminin. C’était peut-être d’ailleurs le cas, observa Alice. C’était la grande mode, en ce moment, de se balader avec des vêtements conçus pour l’autre sexe et de s’autoproclamer androgyne et bisexuel. Alice n’aimait pas beaucoup la mode.
___D’ailleurs, son pantalon ne semblait pas non plus être fait pour un homme. Ou si c’était le cas, le concepteur avait fait totalement abstraction des parties génitales. Le pauvre garçon pouvait bien dire adieu à sa descendance avec un jean aussi serré. C’était bien simple, ce n’était plus un pantalon, mais un collant en denim.
___Comme tous les autres, il avait ce genre de chaussures pointues qui avaient l’air de sortir tout droit des années 40 – d’ailleurs, c’était peut-être le cas, il y avait tellement de friperies et de magasins second hand dans le coin que la plupart des vêtements avaient connu plusieurs propriétaires auparavant.

___Le garçon enleva son veston et passa un certain temps à remonter – le plus soigneusement du monde – les manches de sa chemise. C’était une chemise bleue avec des motifs qui ressemblaient à des pois, mais Alice n’en était pas certaine. Il s’agissait de ce genre de motifs, si petits que chaque mouvement du tissu vous donnait l’impression que la chemise au complet s’était déplacée dans l’espace.
___Alice en eut le tournis, elle eut à peine le temps de remarquer que sa cravate – bleue métallique – était mal attachée, possiblement volontairement, mais elle ne tenait pas à s’attarder plus longtemps sur le sujet. Elle continua son chemin, essayant d’oublier, alors qu’elle s’éloignait du quartier, tous ces hippies et ces gens si fashion qui lui faisaient horreur.

VOIX : Il parle généralement d’une façon très posée. Il a une bonne diction, ce qui est très pratique pour réciter. Malheureusement pour lui, cela fait de lui la victime favorite des professeurs lorsqu’ils ont besoin d’un pigeon élève pour lire une leçon à haute voix. Sa voix, d’ailleurs, contrasterait magnifiquement s'il parlait d'une autre façon.
___Il a la voix claire, ni aiguë, ni nasillarde. Non, le mot qui convient est bel et bien « claire » pas une once d’enrouement ne vient la ponctuer. Quoi qu’il ait tout de même la voix relativement masculine, même si elle n’est pas rauque, elle reste tout de même assez grave. Grave et claire à la fois.

_________________

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There are only two kinds of people who are
really fascinating: people who know absolutely
everything, and people who know
absolutely nothing.
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Dernière édition par Edmund Fleet le Jeu 23 Juil - 0:58, édité 22 fois
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MessageSujet: Re: Edmund Fleet   Dim 14 Juin - 22:00

[Deuxième Chapitre]
«
Pleased to meet you
Hope you guess my name
But what’s puzzling you
Is the nature of my game
»


CARACTÈRE : En plus d’être remarquable au premier coup d’œil, il a également une personnalité des plus marginales. Autant parfois est-il un vrai petit rat de bibliothèque, plongé dans ses bouquins reliés de carton à l’odeur de vieilli et de renfermé, d’autres fois c’est l’image typique du noctambule débauché.
___Malgré cela, c’est quelqu’un d’assez simple, qui n’aime pas se compliquer la vie. Pour lui, une chose reste telle qu’elle est et inutile de chercher plus loin. Pour cette raison, il hait quand les gens vont chercher des doubles sens et des messages cachés dans ce qu’il dit. Surtout qu’il est loin d’être très subtil, en règle générale.
___Il a d’ailleurs beaucoup de mal à exprimer ses sentiments. Bien qu’il soit sociable et courtois, dévoiler ce qu’il pense au fond de lui tient du miracle pour Edmund. Les mots « Je t’aime », entre autres, sont extrêmement rares dans sa bouche.
___Mais habituellement, il reste le garçon agréable et jovial que l’on connait. Ce garçon qui parle beaucoup, sans pour autant avoir quelque chose à dire. C’est qu’en fait, il est assez doué pour inventer des sujets de conversation à partir de rien. Le moindre détail pourra lui rappeler, par exemple, un épisode cocasse de son enfance qu’il se fera une joie de vous raconter. Que ça vous intéresse ou non, ça, il s’en tamponne le coquillard avec une pelle à gâteau.

___» Parfois, j'ai l'impression qu'ils ne se rendent pas compte. Qu'ils ne s'aperçoivent pas que je ne peux pas tout le temps être là pour les rendre heureux, leur faire des blagues et les « cheer up » comme on dit, c'est toujours comme si j'étais celui qui n'a pas le droit d'être triste, de mauvaise humeur ou tout simplement fatigué, comme si mon statut d'amuseur public m'interdisait d'avoir des « down », comme si j'étais né avec un chapeau à grelots sur la tête.
___» Pourtant, en mon fort intérieur je sais que je ne suis pas comme ça, c'est un peu comme si je m'étais donné un personnage de type sociable et amusant que je jouais continuellement et que je ne pouvais pas arrêter. Maintenant, c'est devenu comme l'avenir d'une pièce de théâtre qui repose sur un de ses acteurs, il n'y a plus personne pour rendre le sourire à ceux qui n'en ont plus envie, plus personne pour faire semblant de draguer n'importe qui, plus personne pour faire des blagues stupides au beau milieu d'un cours ennuyeux, plus personne pour se lever sur un bureau et crier quelque chose qui n'ai aucun sens afin de distraire la galerie, si je ne suis pas là pour amuser la foule, personne d'autre ne le fera.
___» D'accord, c'est vrai, je n'ai rien fait pour empêcher ce personnage de venir au monde, je dois bien l'avouer, il me rend bien service. C'est grâce à lui que j'ai des amis et grâce à lui que je peux trouver n'importe quelle situation opportune pour m'en faire de nouveaux. J'ai beau trouver que ce personnage n'est pas réellement moi, avec le temps, il a fini par le devenir, un peu comme quand un jeune acteur joue un rôle durant toute son enfance, il finit toujours par garder ses manières et son caractère en dehors de la scène.
___» Parce qu’en fait, ils n'ont pas complètement tort. Je n'ai jamais rien fait pour les empêcher de croire à mon personnage, pour eux je ne peux pas être de mauvaise humeur, mais si je ne passais pas mon temps à la cacher, ils s'en seraient peut-être aperçus plus tôt, non ?


AIME/N'AIME PAS : Ses autres sujets de conversation les plus courants, sont les arts et la musique. Sans ordre particulier, mais c’est toujours un sujet que les gens partagent facilement. On peut rapidement trouver un point d’entente en parlant de musique.
___C’est aussi un grand amateur de littérature. Quoi, il n’en a pas l’air ? On ne vous a jamais dit de ne pas juger un livre par sa couverture ? Ceux qui le font n’ont jamais vu ma vieille édition moche et pourrite du Portrait de Dorian Gray. Mais revenons au sujet. Le sujet étant Edmund et sa passion pour les livres. Il peut en fait passer des heures et des heures dans de vieilles librairies d’occasion à farfouiller parmi les vieux livres malodorants imprégnés de l’odeur de quelqu’un d’autre.

___Sinon, il aime beaucoup d’autres choses. Des trucs assez cons, généralement, comme l’odeur de la brume, de la neige qui fond. Mais il aime aussi la neige, parce que quand il était petit, ce mot signifiait généralement une semaine sans école. Il aime l’odeur du chocolat. Ce super chocolat qu’ils servent, au Café à côté de chez lui, dans un gros bol avec des anses en forme de têtes de lion. Il aime le thé. Le thé irlandais, sans lait et sans sucre. Il aime les canards, les gros canards bien dodus de qui viennent vous quémander des miettes de pain quand vous passez près d’eux. Vous savez, ces fameux canards dont on parle dans L’attrape Cœurs. Eh bien moi, je vais vous dire un secret, les canards, en hiver, ils migrent. Basta, cherchez pas plus loin.



[Troisième Chapitre]
«
I stuck around St. Petersburg
When I saw it was a time for a change
Killed the Czar and his ministers
Anastasia screamed in vain
»


FAMILLE :

Benjamin Jarvis Fleet

___» Mon père a toujours eu l’air beaucoup plus jeune qu’il ne l’est réellement. On dit aussi que je lui ressemble beaucoup, mais tout le monde se ressemble, dans ma famille. Mon père en revanche, tout comme son frère, est un peu plus effrayant que la moyenne, beaucoup de mes petits cousins pleurent ou restent bouche bée quand ils voient son visage. C’est dommage, parce qu’en fait, il aime beaucoup les enfants.
___» Ce n’est pas un homme très démonstratif, mon père. Ni très chaleureux d’ailleurs, même plutôt grognon, si on va par là. C’est tout de même quelqu’un de bien, quand on apprend à le connaître, mais hélas, très peu de gens y arrivent. C’est qu’il est très timide et réservé, ce que les gens prennent souvent pour de la froideur.



Susan Baker-Fleet

___» Ma mère est très soucieuse de son apparence, elle dépense des fortunes en crèmes antirides et autres cosmétiques.
___» Quoi qu’on ne puisse pas dire que ses efforts ne portent pas fruit, ma mère est – et a toujours été – une très belle femme, mais il est facile de la croire superficielle. Ce n’est pas complètement faux, non plus. Elle est superficielle, mais égocentrique, jamais. La ligne est très mince entre ces deux traits de caractère – ils vont souvent de paire, mais ma mère sait les différencier.

_________________

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Dernière édition par Edmund Fleet le Jeu 23 Juil - 1:15, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Edmund Fleet   Dim 14 Juin - 22:05

[Quatrième Chapitre]
«
I rode a tank
Held a general’s rank
When the blitzkrieg raged
And the bodies stank
»


BIOGRAPHIE : » Dans ma famille, on a toujours beaucoup aimé les mariages. En particulier la tante Georgina qui se devait d’en organiser un nouveau au moins tous les cinq ans. Je ne crois pas qu’il lui soit déjà venu à l’esprit se sortir avec un homme sans pour autant l’épouser. Autant pour elle, elle cumulait des sommes faramineuses lors de ses procès de divorces. Mais je m’égare, puisque ce n’est pas au mariage de Tante Georgina que commencera cette histoire, mais à celui de ma tante Lucy et de son cher et tendre, Bernard.
___» Je n’y ai malheureusement pas assisté, car à l’époque, je n’étais, en réalité, pas encore né. À vrai dire, l’embryon de l’idée que j’étais n’avait même pas encore commencé à germer dans l’esprit de mes parents. Rien à l’époque ne les laissait soupçonner que quatre ans plus tard, ils se retrouveraient à la charge d’une petite chose bruyante et malodorante qu’ils nommeraient Edmund.


ÉGLISE ST. PETERS, IPSWICH – 1955
___C’était un magnifique mariage et Susan savait de quoi elle parlait, Lucy n’était pas la première de ses cousines à se marier. C’était toutefois la première fois qu’elle était choisie comme demoiselle d’honneur.
___Bien droite, les épaules en arrière, un bouquet de fleurs jaunes et pourpres fermement retenu entre ses doigts. Les longues heures de préparation qu’elle avait mit dans sa toilette avaient porté fruit, elle était de toute beauté. Lucy avait eu la bonne idée de choisir les robes de ses demoiselles d’honneur dans l’édition mariage du magasine Vogue et, contrairement à la tradition, toutes étaient superbes.
___Il y avait deux modèles de robes, celle de Susan était pourpre, pour contraster avec sa chevelure vermeille bouclée et remontée savamment au-dessus de sa nuque. Les coutures sur le bustier lui tenaient lieu de baleines et les manches courtes offraient une symétrie presque parfaite avec le col carré. Avec sa jupe bouffante, elle avait l’air d’une campanule. Elle était tout simplement superbe.


___Benjamin l’avait remarquée.
___Il n’avait pas l’habitude des mariages moldus et il se demandait pourquoi tout était aussi immobile. Il trouvait ça triste pour un mariage que tout reste en place de façon aussi terne, même les mariés sur le gâteau étaient parfaitement droits et ennuyeux. Ils ne dansaient même pas, ne souriaient même pas, ils n’avaient pas de bouches, en fait. Chez les sorciers, la salle au complet n’était que mouvements, explosions et divertissements. Comment pouvait-on célébrer ce qui devait être le jour le plus heureux de sa vie dans un décor aussi morne que celui-ci.
___Oui, ce mariage était d’un ennui mortel. Qui plus est, le prêtre était rond comme une queue de pelle. Il n’avait qu’une hâte, c’était que la cérémonie se termine et de pouvoir se rendre à la réception. Pour se distraire, il marmonnait à son frère quelques commentaires quelque peu déplacés sur les demoiselles d’honneur qui leurs valurent de nombreux regards courroucés – notamment de leur mère qui se demandait parfois comment elle avait pu engendrer de pareils imbéciles.

___– Tiens, regarde celle-là, elle est ton genre.

___Lui glissait Richie.

___En effet, elle était son genre. D’ailleurs il l’avait déjà remarqué et c’était pourquoi il s’était passé de commentaires à son sujet. Pour lui, elle faisait partie de ce genre de beautés que l’on garde pour soi-même, en faire part à son frère aurait été la gâcher. Il ne voulait même pas en discuter, seulement la regarder et se contenter de cancaner à propos des autres demoiselles d’honneur, moins belles, plus vulgaires qui valaient mieux ce genre de discours.
___Mais leurs bavardages furent bien vite écourtés par la voix froide et autoritaire de leur père.

___– Bon, maintenant, vous allez fermer vos grandes gueules ou bien je vous déshérite.


___La réception considérait déjà une amélioration en comparaison de l’ennui mortel auquel consistait la cérémonie, mais bon, c’était pas la Foire du Troll, non plus. Quelques secondes auparavant, il avait prévenu son frère qu’il allait se chercher un verre de cette immonde boisson acide et pétillante mais alcoolisée que les moldus osaient appeler du champagne. Le seul problème c’est que pour cela il lui fallait traverser la piste de danse et les gens, pressés les uns contre les autres qui s’agitaient comme des sauvages.
___Il se prit plusieurs coups dans les côtes, se fit écraser les pieds de nombreuses fois et un pied chaussé d’un talon haut lui manqua de très près les parties génitales, mais tout cela, il l’oublia très vite quand la petite demoiselle d’honneur de tout à l’heure, la rouquine – il avait un faible pour les rouquines, lui tomba littéralement dans les bras.

___– OH ! Oh, mon dieu, je suis désolée ! Tommy est un terrible danseur ! Il vient de m’envoyer valdinguer à travers toute la pièce.

___Elle riait de bon cœur, malgré le fait qu’elle venait soudainement d’atterrir dans les bras d’un inconnu.

___– Vous ne verrez aucun inconvénient à ce que je le remplace dans ce cas ?
___– Aucun.

___Elle lui sourit et lui prit la main alors que le groupe entamait le début de « Unforgettable ». Benjamin ne connaissait aucune de ces chansons moldues, mais il avait étrangement l’impression qu’il se souviendrait de celle là. Rien que le titre le laissait présager.

___– Je m’appelle Sue.

___Lui dit-elle. Et il sentait son souffle dans le creux de son cou.

___– Ben.

___Répondit-il, le plus simplement du monde.


BUTTER PARK, CARDIFF – 1958
___– Un sorcier ?
___– Oui.
___– Mais, tu te fiches de moi ?

___Pourtant, il avait l’air parfaitement sérieux. Pour être franche, quand Ben lui avait dit qu’il avait une confidence à lui faire, Susan s’était attendue à quelque chose d’un ordre complètement différent. À vrai dire, elle s’était attendue à n’importe quoi, mais pas à ça.

___– D’accord, bon écoutes, quand tu verras Merlin l’Enchanteur, tu lui diras bonjour de ma part.

___En riant, elle prit de l’avance sur lui sur le sentier du parc, mais son élan fut bientôt écourté par sa réponse.

___– Chérie, Merlin, il est mort ça fait un bail, tu sais.



___» Je crois que ma mère n’a jamais vraiment cru ce que mon père lui disait avant de nombreuses années. Du moins pas avant qu’ils ne soient mariés et qu’elle eut assisté à de nombreuses démonstrations de magie. Mais le fait qu’elle le croit cinglé était le moindre de ses soucis, à l’époque, puisque, elle aussi, avait une petite confession à lui faire.

___DING DONG

___Susan espérait de tout son cœur que la douleur qui lui tordait le ventre et la nausée qui lui montait au nez n’étaient dus qu’à la nervosité qu’elle ressentait. Il était vrai que la demeure familiale des Fleet avait un petit côté « Maison de la Sorcière » mais tout ça aurait très bien pu être entretenu par des fabulations collectives. Susan n’était plus en âge de croire aux sorcières.
___Benjamin ouvrit la porte. L’air surpris, mais malgré tout heureux de la voir. Il ouvrit, la bouche, surement allait-il lui dire « Bonjour » et l’inviter à rentrer. Elle ne lui en laissa pas le temps.

___– Chéri, il faut que je te parle ! lui dit-elle si rapidement qu’il eut à peine le temps de saisir ses mots.
___– Très bien. Entre…
___– Non !

___Elle avait l’air nerveux et un peu fou aussi.

___– Je ne veux pas que tes parents m’entendent. En fait. Oh, merde. Je suis enceinte.
___– Oh…
___– Oui.
___– Merde.
___– En effet.

___Le silence dura un moment pendant lequel ils se regardèrent sans trop savoir quoi se dire.

___– Il faut qu’on se marie, je crois, hein.
___– Il vaudrait mieux, en effet. Où alors tu peux toujours t’enfuir au Mexique et me laisser en plan comme une grosse dinde. Mais je te préviens, si jamais tu me fais ça, je te retrouve, je te butte et je t’émascule.
___– On va s’en tenir au mariage.
___– Oui. C’est mieux comme ça.


___Un bon conteur doit savoir écourter son récit lorsque nécessaire, afin de conserver l’attention de ses lecteurs. Ainsi donc, je vous épargnerais les longues et fastidieuses heures qui précédèrent la venue au monde du petit Edmund. Ce fut le 19 septembre de l'année 1958, qu’Edmund poussa les premiers d'une longue série de cris perçants. À partir de ce moment, la distanciation parentale fera que nous devrons maintenant appeler Ben et Susan « Mr et Mme Fleet ».

___» La maison de mes parents, c’était un peu la Foire au Troll. Je n’avais ni frères ni sœurs, mais la maison était toujours peuplée par d’innombrables cousins, oncles, tantes et grands parents. Sorciers et moldus se côtoyaient au jour le jour, chez nous – parfois même sans le savoir.
___» C’était une petite maison de campagne des plus ordinaires. Enfin, pas si petite que ça, mais certainement pas très luxueuse. À l’époque, il n’y avait pas de salle de bains. Les toilettes se trouvaient dans une petite cabane en bois au fond du jardin, au milieu des ronces, des orties et des rats. Encore maintenant, la douche se trouve encore à l’extérieur. Ce qui est tout à fait magnifique quand il pleut et que la boue a enseveli tout le terrain.
___» Elle était rectangulaire et sur deux étages, la cuisine et le salon étaient en fait une seule pièce, séparée uniquement par une estrade. Au deuxième, c’était les chambres, il y en avait trois, mes parents avaient la plus grande. Moi, la plus petite que je partageais régulièrement avec mes cousins, le sol était pratiquement entièrement recouvert de matelas, sur le reste, des livres. La troisième chambre était habituellement occupée par les autres visiteurs.

___» Lors de réunions familiales, je m’arrangeais généralement pour me faire une petite réserve de sandwich aux concombres avant de partir me réfugier à l’endroit le plus clame que je pouvais trouver. Ma mère ne m’en voulait pas. Elle me comprenait. C’était d’ailleurs la seule de la famille à me comprendre, enfin, il y avait elle et ma cousine, Libby.
___» J’adorais Libby, elle était tellement différente des autres, tellement spéciale. Dans la vie, sa plus chère ambition était de danser le ballet et elle avait toute la grâce et la délicatesse des ballerines, ce qui contrastait parfaitement avec sa personnalité des plus flamboyantes. Et quand je dis qu’elle me comprenait, c’est que c’était la seule personne à qui j’avais jamais osé avouer ma préférence pour les hommes, il se trouvait d’ailleurs qu’on avait des goûts assez similaires en la matière. Années après années, elle nous ramenait des petits amis plus beaux les uns que les autres, généralement danseurs de ballet, comme, elle, étrangement, il avait fallu qu’elle tombe sur les seuls hétéros qu’on pouvait trouver dans un cours de ballet.
___» Mes cousins étaient comme des frères pour moi. Sûrement parce que j’étais fils unique. Les fils de l’Oncle Richie, entre autres étaient ceux avec qui je m’entendais le mieux. C’est très étrange de dire cela considérant que le plus jeune, Lysander était autiste. Il ne parlait pas, il ne regardait jamais les gens en face et passait tout son temps dans son coin à dessiner. C’était un enfant adorable, quand on savait s’y prendre.
___»L’autre, Jasper était sourd-muet. Il s’exprimait essentiellement en langage des signes, ce dont il se servait pour pouvoir proférer des insanités en public en toute discrétion.

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Dernière édition par Edmund Fleet le Mar 11 Aoû - 10:21, édité 18 fois
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MessageSujet: Re: Edmund Fleet   Dim 14 Juin - 22:06

4BIS. FIRST ROAD, FORDEN – 1969
___Toc. Toc. Toc. Toc…

___C’était l’heure du thé, le moment de la journée qu'Edmund détestait le plus car, déjà à cette époque, il était bien conscient que sa mère parlait beaucoup, beaucoup, beaucoup trop. La famille était assise dans la cuisine de leur maison héritée de la grand-mère de Mr. Fleet.

___– Et il n’arrêtait pas de répéter « très bien »…
___– M’man… m’man, y’a genre… un hibou dans la fenêtre…
___– Quoi ? Oh la vache !

___C’était l’évènement du siècle. Il leur fallu ouvrir la fenêtre avant de réaliser que le hibou portait une lettre, attachée à sa patte. Sur cette dernière, on pouvait y lire une adresse, écrite à l’encre vert émeraude.

___Mr. E. Fleet
___Dans la cuisine
___4bis, First Road
___Forden


___L’ambiance était à couper au couteau dans la cuisine du 4bis de la rue principale de Forden. Du moins jusqu’à ce que Mr. Fleet Senior déclare d’un air embarrassé :

___– Chérie… il faut qu’on parle…

___Edmund eut donc l’honneur d’ouvrir lui-même la lettre qui allait déterminer le reste de son existence.

Citation :
COLLÈGE POUDLARD, ÉCOLE DE SORCELLERIE
___Directeur : Albus Dumbledore
___Commandeur du Grand-Ordre de Merlin
___Docteur ès Sorcellerie, Enchanteur-en-chef, Manitou suprême de la Confédération internationale des Mages et Sorciers
___Cher Mr Fleet,
___Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d’ores et déjà d’une inscription au collège Poudlard.
___Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.
___La rentrée étant fixée au 1er septembre, nous attendons votre hibou le 31 juillet au plus tard.
___Veuillez croire, cher Mr Fleet, en l’expression de nos sentiments distingués.

Minerva McGonagall
Directrice Adjointe


___La lettre était jointe d’un autre papier, également écrit sur la même sorte de parchemin.

Citation :
___COLLÈGE POUDLARD – ÉCOLE DE SORCELLERIE
___Uniforme
___Liste des vêtements dont les élèves de première année devront obligatoirement être équipés :
___1) Trois robes de travail (noires), modèle normal
___2) Un chapeau pointu (noir)
___3) Une paire de gants protecteurs (en cuir de dragon ou autre matière semblable)
___4) Une cape d’hiver (noire avec attache d’argent)
___Chaque vêtement devra porter une étiquette indiquant le nom de l’élève.

___Livres et manuels
___Chaque élève devra se procurer un exemplaire des ouvrages suivants :
___Le livre des sorts et enchantements (niveau 1), de Miranda Fauconette
___Histoire de la magie, de Bathilda Tourdesac
___Magie théorique, de Adalbert Lasornette
___Manuel de métamorphose à l’usage des débutants, de Emeric G. Changé
___Milles herbes et champignons magiques, de Phyllida Augirolle
___Potions magiques, de Arsenius Beaulitron
___Vie et habitat des animaux fantastiques, de Norbert Dragonneau
___Forces obscures : Comment s’en protéger, de Quentin Jentremble.

___Fournitures
___1 baguette magique
___1 chaudron (modèle standard en étain, taille 2)
___1 boite de fioles en verre ou cristal
___1 télescope
___1 balance en cuivre
___Les élèves peuvent également apporter un hibou OU un chat OU un rat OU un crapaud.

___IL EST RAPPELÉ AUX PARENTS QUE LES ÉLÈVES DE PREMIÈRE ANNÉE NE SONT PAS AUTORISÉS À POSSÉDER LEUR PROPRE BALAI.

GARRE DE PRÉ AU LARD – 1969
___Et ainsi donc, le premier septembre suivant, un petit garçon à l’épaisse tignasse rousse entrait dans le Poudlard Express pour le début de sa scolarité, plus stressé qu’il ne l’avait jamais été, comme si une armée papillons sadiques lui dévorait les entrailles.

___– Les première année, par ici !

___Une voix tonitruante émanait d’un homme monstrueusement grand, près du lac. Encore maintenant Edmund se souvient à quel point ce Hagrid l’avait impressionné dès le premier regard. L’homme mesurait au moins deux fois la taille d’un humain normal, avait des mains de la taille de couvercles de poubelles et son visage disparaissait complètement dans une épaisse barbe noire et hirsute. Le petit Edmund, qui devait faire tout au plus le quart de la taille d’Hagrid, s’avança donc vers lui.
Ne sachant trop ou se mettre il attendit qu’on lui assigne une chaloupe avant de monter dedans, c’est ainsi qu’il se retrouva dans la dernière chaloupe avec pour seule compagnie Hagrid et une fille avec de grands yeux bleus et de longs cheveux blonds qui lui tombaient dans le dos.
Un ange passa sans que ni Edmund, ni sa compagne et encore moins le géant ne fasse de commentaires. Le garçon regardait les chaussures de sa vis-à-vis sans ajouter quoi que ce soit. Les chaussures en tant que tel n’avaient rien de spécial, il ne s’agissait que de simples baskets noires.
___Soudainement, la jeune fille se présenta et Edmund en fit de même. La conversation commencée, elle continua de bon train jusqu’à ce qu’ils soient arrivés à la moitié de leur traversée. Edmund et June – c’était son nom – semblaient avoir énormément de points en commun et ne pouvaient tout simplement plus s’arrêter de parler.

___– Eh, c’était quoi, ça ?
___– Quoi, quoi ?
___– J’ai vu un gros tentacule dans le lac !

___Edmund se pencha par-dessus la barque pour vérifier les dires de sa nouvelle amie, il avait entendu dire, dans le train, qu’il y avait un calmar géant dans le lac, serait-ce vrai ?

___– Où ça ?

___PLOUF !

___Et c’est ainsi qu’Edmund fit sa première entrée à Poudlard, tout mouillé et affublée d’un énorme manteau poilu.



___Comme l’a si clairement dit Pierre de Ronsard : « Le temps s'en va, le temps s'en va, madame ; Las ! Le temps, non, mais nous nous en allons. » Bref, le temps passe et la scolarité d’Edmund en fait de même. Au fil du temps, il succède bêtises, mauvais coups, maladresses, blagues douteuses, retenues et notes tout de même passable considérant son manque flagrant de concentration.

___Edmund n’était pas vraiment très enclin à participer à la guerre des maisons, ça, c’était bon que pour les Gryffondor et les Serpentard et, comme de fait, lui, était à Serdaigle. De plus il se foutait royalement des points des maisons, des sabliers géants, du nombre de cailloux colorés qui défilaient dans tous les sens dedans et de toutes ces conneries de points à perdre ou à gagner ou encore à faire perdre aux autres.
___Tout simplement, il ne voyait pas le moindre intérêt de faire toute une histoire autour d’une poignée de cailloux qu’on foutait dans un sablier tout ça pour rien d’autre que d’en avoir plus que les autres et de voir les couleurs de sa maison décorer la grande salle pendant UN malheureux repas au bout du compte.
___Surtout si cette poignée de cailloux devait les empêcher de s’amuser, parce que, disons le franchement, il n’y a rien de mieux pour vous gâcher le plaisir de briser les règles que la peur de faire enlever quelques cailloux à votre sablier et, par le fait même faire perdre des points à votre maison. Alors, quand tout cela vous passe au–dessus de la tête, vous avez déjà ça de moins sur la conscience.
___Oh, bien sur, il y a toujours les retenues, mais quand on s’appelle Edmund Fleet et qu’on s’en tape trois par semaine depuis la première année, on n’en a plus grand-chose à faire.

___Leur deuxième année fut quelque peu plus mouvementée que la première et ce à cause d’un jour, ou tous deux firent une rencontre fortuite.
___Il était environ neuf heure et demie du soir, soit une demi heure après le couvre-feu. Edmund et June se trouvaient, en revanche, bien loin de leur salle commune, ils franchissaient à ce moment-là le couloir qui les menaient au bureau de leur cher concierge Rusard avec l’espérance de récupérer le sac de nourriture que cet olibrius leur avait confisqué plus tôt dans la journée. June avait donc fait exploser un paquet complet de bombabouses sur l’aile opposée de l’école afin de distraire Rusard le plus longtemps possible tandis qu’Edmund s’était chargé d’enfermer son très cher chaton dans le placard à balais.
___C’est malheureusement lorsqu’ils tournèrent le coin du mur qui les rapprochait du bureau de leur concierge préféré que la surprise leur arracha tous deux un cri suraigu.

___– Chut !

___Devant eux, se trouvait un garçon à l’épaisse chevelure châtaine, ses yeux verts grand ouverts par la surprise, l’index posé sur sa bouche leur faisant signe de se taire. Toujours en silence le garçon sorti une épingle à nourrice de sa poche et commença à farfouiller dans la serrure avec. De toute évidence, le garçon devait être d’origine moldue et surement être en première année puisqu’il n’avait toujours pas appris à ouvrir une porte à l’aide la magie.

___– Alohomora ! fit Edmund qui n’avait pas vraiment la patience d’attendre qu’il ait terminé de jouer avec la serrure. Les trois enfants se précipitèrent donc à l’intérieur du bureau et fermèrent la porte derrière eux pour éviter les soupçons, en cœur, ils poussèrent un soupir de soulagement.

___– Qu’est-ce que tu fais ici ? demanda Edmund au garçon.
___– Cette vieille bique m’a confisqué mon sac de bombabouses.

___Cette phrase sembla avoir un effet apaisant sur Edmund, ce petit garçon qui n’avait même pas encore la moindre notion de magie arrivait déjà à non seulement entrer en possession d’un sac de bombabouses, mais en plus il avait le culot de venir le chercher jusqu’ici sachant ce qui l’attendait s’il était découvert. La voix si mélodieuse de June interrompit leur discussion.

___– Bon, allez, vous, vous allez chercher les trucs dans son bureau, moi je reste là à m’assurer qu’il ne ramène pas sa fraise par ici !

___Sur ce, ils s’exécutèrent, forcèrent la serrure du bureau de leur grand copain Rusard et commencèrent à farfouiller dedans jusqu’à ce qu’un portefeuille en cuir ne morde son nouveau compagnon.

___– Putain !
___– Non, Edmund.
___– Sid.

___Après cette petite virée dans le bureau de Rusard, les deux enfants et Sid Polanski, devinrent les meilleurs amis que l’on puisse trouver sur cette terre. Ils faisaient tout ensemble, surtout lorsque l’on parle de mauvais coups. Tous trois semblaient former un trio inséparable jusqu’à leur quatrième année.



___Cette année là, se tenir avec June et Sid devenait le cauchemar assuré, alors imaginez cela pour Edmund qui se trouvait constamment avec eux.

___Edmund, maintenant âgé de quinze ans, se trouvait assis sur son lit, les jambes en tailleur en train de réviser « assidûment » sa métamorphose. Il bloquait sur ce stupide sortilège depuis déjà une semaine et avait bien envie de réussir à transformer son stupide hamster en poulet avant d’être majeur. Il était donc assis là en train de pester et de marmonner des formules incompréhensibles – c’était là sa façon d’étudier – lorsque June fit soudainement irruption dans la pièce avec autant de discrétion qu’une fanfare d’éléphant.

___– ED !

___Elle venait de renverser au passage, les notes d’Edmund ainsi que son hamster qui couina de douleur en se relevant.

___– Ed ! Edmund, devine quoi ? Sid, il m’aime, et puis moi aussi !
___– Pardon ?
___– Il vient de me le dire, là, maintenant !
___– C’est pour ça qu’il avait l’air bizarre ces temps-ci ?
___– Oui !
___– Et c’est pour ça que tu m’as tiré une gueule de paresseux dépressif toute la semaine ?
___– Oui !
___– Et c’est pour ça que tu viens de défoncer la porte avec autant de délicatesse que Rusard quand il nous menace de nous écraser les pouces dans un étau ?
___– OUI !

___Il se força à sourire, essayant de son mieux de le rendre le plus naturel possible.

___– Eh bien j’suis content pour vous.

___Sur ce, June poussa une sorte de couinement d’excitation suraigu avant de sortir du dortoir en bondissant, laissant Edmund seul avec son hamster et son bouquin de métamorphoses.

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Edmund Fleet
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MessageSujet: Re: Edmund Fleet   Dim 14 Juin - 23:40

___En parlant des mois qui suivirent, il ne serait pas exagéré d’utiliser le mot cauchemar. Sid et June passaient leur temps ensemble, jusque là rien de dramatique – rien de nouveau, en fait, mais c’était comme s’ils s’étaient créés une sorte de bulle autour d’eux qui les empêchait d’avoir le moindre contact ou d’échanger la moindre parole avec le monde extérieur, ce qui devenait de plus en plus désagréable pour Edmund qui tenta, en vain, de leur faire remarquer, mais ceux-ci étaient trop occupés à être dépressifs ensembles pour faire attention à ses paroles.
___Edmund prit ce moment de libre dans sa vie pour faire de nouvelles connaissances, il se lia d’amitié avec deux filles avec qui, il lui semblait bien en tout cas, il s’entendait très bien. Mais bon, vous savez comment sont les filles entre elles, on croit que ça va bien, puis au moment où on ne s’y attend pas on commence à vous bombarder dans le dos sur des histoires que vous n’auriez jamais pu imaginer, sans même pour autant que vous sachiez clairement ce qui se passe, puisque ces demoiselles ont, il semblerait, un don naturel pour les faux semblants.

___Lux et Belinda, car c’étaient leurs noms, étaient loin, très loin d’échapper à la règle. Vers le milieu de l’année, toutes deux décidèrent qu’elles ne pouvaient plus se supporter. Il serait très difficile à Edmund d’expliquer pourquoi, apparemment serai-ce lié à leurs caractères respectifs, du moins, c’est ce qu’elles disaient, mais comme la plupart du temps, les raisons restaient très floues. Chacune d’elles avait cette manie horripilante d’aller toujours tout rapporter à Edmund : ce que l’autre avait dit, fait, ses manies désagréables, sa façon d’être qu’elle ne supportait plus, etc.


___Les années passant, sa famille se trouva rassurée de voir Edmund constamment entouré de filles, jamais il ne leur serait venu à l’esprit de penser qu’il n’était intéressé par aucune d’entre elles. Pour ne pas les décevoir, Edmund demandait occasionnellement à quelques amies de venir passer quelques jours chez sa famille et cela les rendaient heureux au plus haut point.
___Edmund avait quinze ans lorsque ce qu’ils redoutaient tant se déroula à leur insu. Il s’appelait Sam et était dans la même année qu’Edmund, bien que dans une maison différente. Ils avaient été jumelés pour leur cours de potions et, ainsi donc, devaient se retrouver à la bibliothèque pour faire, ensembles, le travail demandé sur le sujet.

___» Je me souviens qu’il s’était placé derrière moi pour observer, par-dessus mon épaule ce qui était écrit sur le parchemin. Je me souviens de la sensation de son souffle dans mon cou et de sa main sur mon épaule. Je me rappelle avoir fermé les yeux pour tenter, désespérément de me concentrer sur le travail. Je me rappelle également que ça n’avait eu aucun effet, au contraire. Et là, il s’était retourné vers moi, pour me parler. Qu’est-ce qu’il avait dit, déjà ? Je ne sais même plus si j’y avais fait attention, mais il était tellement près, juste en bougeant un peu la tête j’aurais pu…

___Il ne savait pas quand est-ce que ça lui avait paru une bonne idée de l’embrasser, mais au moins, il ne pouvait pas dire que ça s’était mal passé. Sam n’avait pas exactement répondu avec beaucoup d’entrain, mais au moins, il ne l’avait pas repoussé. Aucun des deux n’en avait parlé à personne, Edmund n’en avait même pas discuté avec Lux et Belinda ou avec Libby, mais régulièrement, ils se retrouvaient, bien longtemps après le couvre-feu, au sommet de la tour d’Astronomie.
___Les rendez-vous devenaient de plus en plus fréquents au courant de l’année, si bien qu’il dut finir par en parler à ses amies qui se demandaient pourquoi il avait l’air aussi fatigué le matin. Cela dura un peu plus d’un an, où ils se retrouvaient fréquemment, parfois le jour, parfois le soir, sous la pluie, en plein soleil, qu’il neige, qu’il vente. Et puis un jour – du jour au lendemain, en fait – c’était fini. Il avait tout simplement cessé de venir aux rendez-vous.
___Ce fut là son premier chagrin d’amour.

___C’est à ce moment-là qu’Edmund envisagea d’abandonner toute relation sociale et de se faire Hermite ou maître bouddhiste et d’aller s’isoler quelque part au sommet d’une montagne avec deux ou trois chèvres pour seule compagnie. Du moins jusqu’à ce que quelque chose à quoi il ne s’attendait pas se produise.

___Edmund se trouvait dans les toilettes des filles du deuxième étage, le seul où il n’y avait aucun rassemblement de dindes hystériques occupées à se maquiller et à se recoiffer ou à se rajouter de couches de peintures sur le visage, le seul occupant de ces toilettes était un fantôme passablement cinglé qui passait son temps à chialer dans les cabines, mais ça, Edmund n’en avait rien à cirer, s’il se trouvait dans les toilettes, c’est parce que c’était le seul endroit où il pouvait espérer faire son devoir de défense contre les forces du mal en paix sans avoir Lux ou Belinda qui lui tombait dessus pour débiter un flot d’injures à l’adresse de l’autre concernée. Ce fut donc toute une surprise pour Edmund de voir débarquer devant ses yeux un Sid particulièrement énervé qui jetait des regards partout autour de lui.

___– Elle n’est pas là Sid.
___– Non je sais, c’est toi que je cherchais.

___Surprise numéro deux de la journée, Sid, à qui il n’avait pas parlé depuis deux ans venait le chercher dans les toilettes – et déjà comment savait-il qu’il était là – avec un air détraqué d’évadé d’Azkaban.

___– Moi, pourquoi ? Heu, Sid, est-ce que ça va ?
___– Si je vais bien ? Si je vais bien ? Je viens de gaspiller deux ans de ma putain de vie avec elle. Je ne sais pas si tu t’en rends compte mais ça fait beaucoup de passer tout mon putain de temps avec elle et de la voir chaque putain de jour de ma putain de vie.
___– Putain c’que t’est vulgaire.
___– J’ai besoin de ton aide.

___Edmund ne pu réprimer un sourire, puis un petit rire, certes c’était une situation presque dramatique, mais il ne pouvait pas s’empêcher de s’en amuser.

___– Pourquoi ? Tu ne peux pas la plaquer tout seul ?
___– Non, enfin tu me connais, je suis le pire diplomate de la terre, je vais encore me défiler comme toujours…

___Un ange passa.

___– Dis Sid, t’as remarqué que tu étais les goguenots des filles ?
___– On s’en tamponne le Billiwig. Je ne la supporte plus. Tu veux que je te dise ? J’étais beaucoup plus heureux quand on était que des amis. Quand je voyais d’autres gens, une fois de temps en temps tu vois ! Elle me rend cinglé !
___– HAHAHAHA…

___Edmund se plaqua la main sur sa bouche pour s’empêcher de rire, mais ne réussit qu’à empêcher le son de sortir de sa bouche, au lieu de cela, il produisait maintenant des petits cris stridents semblables à des bruits de cochon.

___– Tu m’épargneras ton rire de goret pour le moment s’il te plait.
___– Désolé…

___Il s’éventait de la main pour empêcher de nouveaux cris stridents de sortir de sa bouche.

___– Mais, dis-moi, pourquoi tu ne lui dis pas ça ? C’est une bonne raison pour rompre, non ?

___Le visage de Sid s’illumina soudain comme s’il venait de recevoir l’absolution, de toute évidence, il n’y avait jamais pensé. En marmonnant un « merci » précipité, il se jeta sur la porte des toilettes en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

___– SID !

___Une tête châtaine et bouclée apparu dans l’entrebâillement de la porte.

___– Oui ?
___– Tu veux bien me rapporter quelque chose des cuisines ? Je ne peux pas sortir d’ici sous peine de tomber sur Lux ou Belinda.

___C’est à partir de ce moment-là qu’Edmund oublia ses idées d’isolation. La rupture entre Sid et June fut assez douloureuse, émotionnellement parlant pour June, physiquement parlant pour Sid qui se prit ni plus ni moins qu’une chaise en plein visage. C’est là la raison pour laquelle il ne faut pas rompre avec votre copine dans une salle de classe, les enfants. Edmund, qui avait observé d’un œil inquiet June qui poussait des cris et Sid qui tentait en vain de se protéger de ses bras, fut assez soulagé quand June finit par s’en aller d’un pas furieux.

___– Tu crois qu’il y a des risques qu’elle se suicide ?
___– Nah, fit Sid en haussant les épaules, Elle s’aime trop pour ça.


___La surprise numéro deux arriva l’année suivante, alors que l’une des très chères amies d’Edmund vint lui faire un compte rendu des nouveaux potins du château.

___– Tu sais Dickens, le copain de Boleyn.
___– Heu... June ?

___Lux avait cette manie vraiment horripilante de désigner les gens par leurs noms de famille.

___– Ouais, eh ben figure-toi qu’il l’a plaquée…
___– Attend, Jamie l’a plaqué ?

___Jamie Dickens était le nouveau petit ami de June. Un peu spécial et avec des tendances psychotiques, mais pour June, c’était toujours mieux que de se retrouver seule.

___– Oui, P-L-A-C… enfin tu vois, quoi, plaquée ! Bref, pour Asher, tu te rends compte ?
___– Asher ?
___– Heu… Emma.
___– Ha, ouais, d’accord.
___– Y’a une fille qui m’a dit qu’elle s’est enfermé dans les goguenots pour chialer, non, mais tu te rends compte, un peu !



___– June, ouvre moi, tu veux ?
___– Non.

___La porte des toilettes restait toujours bien hermétiquement fermée. Dans une attitude typiquement féminine, June avait décidé de réfugier bien au loin de ses problèmes, au fin fond des toilettes du sixième étage. Les plus sales et insalubres de tout le bâtiment.

___– Allez, y’a que moi, on s’en tamponne, je suis personne, moi !

___Quelques secondes eurent le temps de passer avant que ne s’ouvre lentement la porte sur une June bien piteuse, ses grands yeux bleus alors tous rouges et bouffis lui donnant un air plus ou moins inhabituel.

___– C’est coquet chez toi.
___– Oui, j’ai des goûts de chiottes à ce qu’on dit.

___Edmund ne prit pas la peine de s’encombrer de paroles réconfortantes ou bien de gestes affectueux, il entra dans les toilettes, laissant à June le soin de refermer la porte. Sans un mot, il alla s’accouder, sur le rebord de la fenêtre au fond de la pièce, seul endroit où l’odeur pouvait être relativement supportable. June alla le rejoindre.

___– Eh, t’as vu, c’est ton ex avec son nouveau thon !
___– Mmh…
___– Ouais…
___– Moche sa robe…
___– Moche son mec.

___Tous deux commencèrent à rire, sans la moindre gêne, comme ça ne leur était pas arrivé depuis deux ans, comme si ce même deux ans qui venait de passer n’avait jamais existé. Comme le veut tout bon dénouement, tout était revenu à la normale.

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MessageSujet: Re: Edmund Fleet   Mer 15 Juil - 23:12

[Cinquième Chapitre]
«
I watched with glee
While your kings and queens
Fought for ten decades
For the gods they made
woo woo, woo woo
»


ANIMAL : Le ciel était bleu et l’herbe aussi d’ailleurs, quoiqu’en majorité elle était quand même jaune, mais il était indéniable que le ciel se reflétait dessus, ainsi on aurait pu croire que l’herbe était bicolore et que sa cime était d’un bleu cyan.
___Edmund n’était pas dans l’herbe, il se tenait sur un petit chemin, juste à côté et il y avait une énorme marguerite derrière lui. Mais était-ce la marguerite qui était géante, ou bien Edmund qui était soudainement devenu minuscule ? Était-ce lui qui avait rétréci au point d’être à peine plus grand que ce ver de terre qui le regardait d’un air curieux. Alors, désemparé, Edmund éclata en sanglots, le visage enfoui dans ses mains.

___– Mais arrêtez de pleurer ! Vous attendez une fille, vous n’êtes pas content ?

___Edmund baissa les yeux, en effet son ventre était soudainement devenu énorme et rond. Et la peau semblait tendue, comme étirée à son possible, par-dessus l’enfant qui était en lui. Le docteur ressemblait étrangement à Sid, mais ça ne pouvait pas être lui, Sid n’avait pas un corps de tortue.

___– Si, si, Docteur ! C’est juste… c’est l’émotion ! »

___Dit-il toujours sanglotant. Soudain, il sentit quelque-chose lui chatouiller le visage, mais il ne voyait rien. Il secouait la tête et soufflait, tendant de se débarrasser de cette chose qui le chatouillait, mais rien n’y faisait. Alors, il ouvrit les yeux.

___– AAARGH !

___Edmund réalisa soudain qu’il n’était pas dans un champ d’herbe bleue, en dessous de lui, il pouvait sentir le mou de son matelas et il voyait la lumière bleue diffusée par le soleil qui traversait les rideaux de son lit.
___Au-dessus de lui, deux yeux jaunes aux pupilles en fente le regardaient fixement et de longues moustaches noires lui chatouillaient le visage.

___Zigfried…

___Avec ses énormes oreilles et son visage émacié, Zigfried tenait plus de la chauve souris que du chat. Libby lui avait expliqué, quand elle le lui avait donné, bébé, que c’était parce que c’était un siamois noir, qu’ils avaient tous cette tête là (et ces oreilles là), mais Edmund restait sur sa position. Il était quand même sacrément moche, ce chat.
___Mais bon, s’il n’y avait que ça, si le chat se contentait d’être simplement moche, ça ne serait encore pas si mal, sauf que la bestiole poussait également des miaulements à en faire trembler un sourd. Déjà, il ne se contentait pas, comme le font les autres chats d’un miaou tout à fait ordinaire, avec lui c’était plutôt genre…

___– MAOUWAHEU !

___Voilà, comme je disais. Et pour cette raison, Edmund avait rapidement surnommé le chat, « la bête du bon dieu ». D’autre le suivirent et il était maintenant plus courant d’appeler l’animal ainsi que par son véritable nom.

___Edmund soupira bruyamment avant de pousser le chat et son horrible tête repoussante, mais qu'il adorait quand-même, hors de sa vue.

BAGUETTE : 36 cm, bois de vigne, contant un ventricule de cœur de dragon – ou sûrement de dragonne, à voir comment elle peut être caractérielle. Très souple et excellente pour les duels et sorts de combat, bien que ça ne soit pas tellement la spécialité du propriétaire.

QUIDDITCH : Attention, prenez garde ! Si vous avez le moindre sens commun et que vous tenez à l’avenir de votre équipe, ne choisissez pas Edmund pour en faire partie, même pas en dernier recours, c’est un coup à tout faire foirer. Il échappe la balle, donne des coups de batte au mauvais moment, laisse passer tous les buts et, par-dessus tout, se trouve toujours au mauvais endroit au mauvais moment, bref, c’est pas joli-joli.

___En revanche, il se rattrape merveilleusement bien dans les gradins. Comme supporter, on ne fait pas mieux, il crie, il hurle, il siffle, il chante des chansons d’encouragement, il brandit des banderoles et se traîne avec des costumes bariolés à l’effigie de son équipe fétiche. Niveau support moral, on ne pourrait pas rêver mieux, quoi que certains en aient parfois un peu peur.

BUSES :
ASTRONOMIE : P
BOTANIQUE : A
DIVINATION : A
DÉFENSE CONTRE LES FORCES DU MAL : E
HISTOIRE DE LA MAGIE : D
MÉTAMORPHOSE : T
POTION : P
SOINS AU CRÉATURE MAGIQUE : E
SORTS ET ENCHANTEMENTS : O


[Épilogue]
«
I shouted out,
"Who killed the Kennedys?"
When after all
It was you and me
woo woo, woo woo
»


AVATAR : Simon Woods
COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM ? Je l'ai créé !
DEPUIS COMBIEN DE TEMPS FAITES VOUS DU RP ? 7-8 ans
CODE DU RÈGELEMENT : Validé par Albus Dumbledore... ou Ed'! Jveux surtout pas te vexer! ^^

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